dimanche
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Dans les pas du lama
Pantin mon amoureux m'a quitté à Kathmandu vers la fin du mois de mars pour rentrer via Paris au Cap Ferrien, ça ne fait rien : j'irai marcher un trek autour de l'Annapurna.
" Il faut savoir rentrer chez soi. " disait Rimbalde.
L'heure de la poésie en mouvement a sonné chez les facteurs glabres du néo-classicisme renaissant, ça commencera par le visage des enfants du Népal.
Et ça continuera avec la majesté de leurs montagnes magnifiques et magiques aux yeux d'écrin blanc et violet.
Arthur Rimbaud fumait du plâtre.
Tandis qu'Alexandre le grand qui ne mesurait qu'un mètre 72 chevauchait le grand destrier de l'Aluminium à travers les plaines perses de l'Antar arctique vers un pôle nord hypothétique et pour rejoindre son bon ami dans la glace tibétaine aux eskimos, de la framboise parfuma le revers du veston de Rimbalde.
Après un an de savante méditation Rimbalde en avait marre de l'assise double des souplesses debout et de son cul assis vissé sur la chaise des équinoxes.
Tant de méthode et toujours le goût de la contre-façon au grand jour. Pas de découragement jamais ni dégoût insipide pour cette vie urgente. Il fallait marcher de l'avant avant de pouvoir vraiment reculer en arrière vers le firmament des dieux collés en haut de la montagne.
Le premier cheminement serait vers l'ego, ce logos insondable et entêté. Mais voilà il fallait un guide pour marcher vers les pentes de l'australopithèque. Un bon lama du cru pour aller voir la tête d'indien du mont Népal.
Peut-être Padmasambhava nous guiderait-il sur les sentiers aux fleurs, entre les nénuphares gelés et les lacs cendrés.
Le Lama fût trouvé par les rues aux ailes de Kathmandou, et Pantin continuait de me courir par le sang à travers tout le corps, dans l'être de mes jambes et le long de mes bras, électrisant les phalanges de mes doigts.
Un jour j'arriverai à penser par les pieds.
Si je reprends au début de l'histoire, c'était tout simplement une histoire d'ego qu'il fallait faire voler en éclats.
Dans la confrontation au mystère se laisser aller aux étoiles naissantes et à venir. On accrocherait bien les démons au pilori. Le lama était le chemin sur la voie avec qui puiser dans l'infini et découvrir l'encens enivrant de la vie. Au bout de la nuit : l'infini ! Danser enfin entre les lignes du cosmos.
Il faudrait laisser les couleurs de l'ego s'enflammer, jusqu'au bleu des rouges et des feux verts de l'hiver. La transe ne serait pas loin qui appellerait au détour d'un virage.
Et ce négro d'ego on l'emplafonnerait bien jusqu'au tiers d'un vaisseau brûlant à quatre pattes au goutte-à-goutte des flots de l'océan himalayen. Plus besoin de se demander de quelle sorte de tunique il faudrait l'affubler. Juste une cravate et le lapider bien comme il faut à coup de bons jets de pierre. Il danserait allègrement au son des litanies du rocher et perdrait peu à peu son pucelage dans l'océan du firmament.
J'avais rencontré mon lama, bien, mais il faudrait encore composer avec mes vieux morceaux de cerveau pour vivre et m'ouvrir au lieu des espaces, le long du dharma de mon lama, le bien nommé dans la complétude de sa foi, sans dieu ni matrice pas de table de la loi.
Donner des repères aux autres c'est aider le soi à être lui-même.
La planète s'organise autour de nos doutes, le guerrier entre dans la nuit de sa propre confrontation.
Très vite le mental décroche, au cours d'un trek l'ego tente de dire qu'il ne veut ou ne va marcher dans la combine. Il suffit de lui mettre une bonne tarte aux fraises népalaises dans la tronche et le corps prend le relais, addict à la marche bientôt et au rythme des pas de la montagne.
" Il faut savoir rentrer chez soi. " disait Rimbalde.
L'heure de la poésie en mouvement a sonné chez les facteurs glabres du néo-classicisme renaissant, ça commencera par le visage des enfants du Népal.
Et ça continuera avec la majesté de leurs montagnes magnifiques et magiques aux yeux d'écrin blanc et violet.
Arthur Rimbaud fumait du plâtre.
Tandis qu'Alexandre le grand qui ne mesurait qu'un mètre 72 chevauchait le grand destrier de l'Aluminium à travers les plaines perses de l'Antar arctique vers un pôle nord hypothétique et pour rejoindre son bon ami dans la glace tibétaine aux eskimos, de la framboise parfuma le revers du veston de Rimbalde.
Après un an de savante méditation Rimbalde en avait marre de l'assise double des souplesses debout et de son cul assis vissé sur la chaise des équinoxes.
Tant de méthode et toujours le goût de la contre-façon au grand jour. Pas de découragement jamais ni dégoût insipide pour cette vie urgente. Il fallait marcher de l'avant avant de pouvoir vraiment reculer en arrière vers le firmament des dieux collés en haut de la montagne.
Le premier cheminement serait vers l'ego, ce logos insondable et entêté. Mais voilà il fallait un guide pour marcher vers les pentes de l'australopithèque. Un bon lama du cru pour aller voir la tête d'indien du mont Népal.
Peut-être Padmasambhava nous guiderait-il sur les sentiers aux fleurs, entre les nénuphares gelés et les lacs cendrés.
Le Lama fût trouvé par les rues aux ailes de Kathmandou, et Pantin continuait de me courir par le sang à travers tout le corps, dans l'être de mes jambes et le long de mes bras, électrisant les phalanges de mes doigts.
Un jour j'arriverai à penser par les pieds.
Si je reprends au début de l'histoire, c'était tout simplement une histoire d'ego qu'il fallait faire voler en éclats.
Dans la confrontation au mystère se laisser aller aux étoiles naissantes et à venir. On accrocherait bien les démons au pilori. Le lama était le chemin sur la voie avec qui puiser dans l'infini et découvrir l'encens enivrant de la vie. Au bout de la nuit : l'infini ! Danser enfin entre les lignes du cosmos.
Il faudrait laisser les couleurs de l'ego s'enflammer, jusqu'au bleu des rouges et des feux verts de l'hiver. La transe ne serait pas loin qui appellerait au détour d'un virage.
Et ce négro d'ego on l'emplafonnerait bien jusqu'au tiers d'un vaisseau brûlant à quatre pattes au goutte-à-goutte des flots de l'océan himalayen. Plus besoin de se demander de quelle sorte de tunique il faudrait l'affubler. Juste une cravate et le lapider bien comme il faut à coup de bons jets de pierre. Il danserait allègrement au son des litanies du rocher et perdrait peu à peu son pucelage dans l'océan du firmament.
J'avais rencontré mon lama, bien, mais il faudrait encore composer avec mes vieux morceaux de cerveau pour vivre et m'ouvrir au lieu des espaces, le long du dharma de mon lama, le bien nommé dans la complétude de sa foi, sans dieu ni matrice pas de table de la loi.
Donner des repères aux autres c'est aider le soi à être lui-même.
La planète s'organise autour de nos doutes, le guerrier entre dans la nuit de sa propre confrontation.
Très vite le mental décroche, au cours d'un trek l'ego tente de dire qu'il ne veut ou ne va marcher dans la combine. Il suffit de lui mettre une bonne tarte aux fraises népalaises dans la tronche et le corps prend le relais, addict à la marche bientôt et au rythme des pas de la montagne.
